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Chebbi Hela, Pereira pÜndrich Aline

De nos jours, la crise est devenue un terme très évoqué dans le monde. Qu’elle soit sur le plan économique, social ou politique, ces situations critiques ne cessent de se multiplier sur la scène internationale, ce qui montre leur diversité et la multitude d’opportunités d’apprentissage qu’elles représentent pour les organisations. Ce constat nous conduit à mettre l’accent sur un phénomène très important dans l’étude des processus de gestion de crise : l’apprentissage post-crise. Afin d’analyser les caractéristiques de cette démarche stratégique pour les organisations, nous avons étudié un cas de crise vécue par le groupe pétrolier PETRÓLEO OURO NEGRO (PON). Dans ce cadre, nous avons mené des entretiens semi directifs avec des cadres d’entreprises et experts en gestion de crise, originaires du Brésil et de la France. Nous avons également procédé à une triangulation des sources de données moyennant l’observation et l’analyse de documents. Toutes les informations collectées ont fait l’objet d’une analyse de contenu thématique chronologique. Au final, ce travail montre que le contenu de l’apprentissage, pour une cellule de crise, peut porter sur plusieurs éléments : l’image, la communication, la prévention, la relation avec les parties prenantes, les transformations/changements… Par ailleurs, les résultats ont été discutés à la lumière de l’analyse de deux grilles théoriques : les dimensions d’une organisation apprenante (Senge, 1990) et les spécificités de la phase post-crise (Roux-Dufort, 2003). A l’issue de cette analyse, des propositions opératoires ont été avancées au sujet des caractéristiques d’une cellule de crise apprenante (maîtrise personnelle, modèles mentaux, vision partagée, apprentissage en équipe, pensée systémique).

Chebbi Hela, Magakian Jean-louis, Triki Dora

Ce travail s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche initié par l’Enise (Ecole nationale d’ingénieurs de Saint-Etienne) et financé par le conseil général de la Loire. Il vise à analyser la capacité d’absorption des PME de la région pour les connaissances technologiques/innovations produites par l’Enise. Ces dernières concernent essentiellement l’usinage et la conception de pièces en métaux. L’intérêt pour l’étude de ce phénomène est double. D’une part, le besoin de repérage des entreprises dotées de capacité d’absorption sur des secteurs d’activités spécifique à l’Enise, est important. D’autre part, très peu de recherches se sont intéressées à l’opérationnalisation du concept de la capacité d’absorption. Afin de répondre à ces objectifs, et dans le cadre de la première phase du projet mené, nous nous sommes basés sur les travaux de Zahra et George (2000). Dès lors, une distinction est faite entre les quatre dimensions du phénomène étudié : l’acquisition, l’assimilation, la transformation et l’exploitation. Afin de déterminer des indicateurs mesurables pour chacune de ces phases, nous avons mené une démarche d’opérationnalisation à deux niveaux. Dans un premier temps, à partir de la littérature, nous avons dégagé les composants, les indicateurs et les variables qui caractérisent chacune de ces dimensions, Pour ce faire, nous nous sommes basés essentiellement sur les travaux de Zahra et George (2000), Chauvet (2003) et Noblet & Simon (2008). Par la suite, nous avons mené une investigation empirique exploratoire auprès de deux ingénieurs de l’Enise. Cette démarche nous a permis de mieux cerner les caractéristiques de la capacité d’absorption pour le cas spécifique des PME. A partir d’une analyse thématique des informations collectées, nous avons complété la liste des unités de mesure initialement établie. La discussion des résultats obtenus, à la lumière du cadre théorique mobilisé, a mis en évidence des enseignements ayant une grande valeur ajoutée dans le domaine. Sur le plan théorique, ce travail souligne le caractère dynamique entre les dimensions de la capacité d’absorption. C’est particulièrement le cas de la transformation et de l’exploitation. Dans ce cadre, nous avons proposé une articulation entre quatre grilles théoriques complémentaires : la RBV, l’apprentissage organisationnel, les capacités dynamiques et la théorie du changement. Par ailleurs, ce travail offre également aux managers des unités de mesure, de la capacité d’absorption, spécifiques aux PME. Ces indicateurs sont très révélateurs de la réalité de ces structures par rapport aux grandes entreprises.