Communications par thème > Responsabilité et gouvernance

Just do it? The adoption of sustainable supply chain management programs from a supplier perspective

Although many multinational companies are engaged in sustainability programs in order to upgrade social and environmental conditions within their supply chain, we know little about adoption at the supplier level. Using neo-institutional theory and building on an in-depth case study of a middle-sized supplier of a multinational company in the food industry in Latin America, we explore how the firm integrates the requirements of a supplier development scheme and to what extent these demands are diffused to next-tier suppliers. Our results suggest that coercive pressure alone is more likely to lead to symbolic adoption whereas other relational ties tend to lead to stronger adoption of sustainability practices.

“Teaching the sushi chef”: how CSR professionals from subsidiaries may change the recipe of firm CSR organizational identity

Drawing on organizational identity and neo institutional theory, this article investigates the practices and strategies performed by CSR managers when they initiate processes to reframe the CSR identity of the company. To do so, we draw on qualitative data from a research conducted within ASICS, a multinational firm headquartered in Japan. We show how local European CSR teams engaged into sensemaking and action to both make CSR compatible with the Japanese context and to transform the headquarter approach to CSR. Our findings uncover the dialectic work of CSR managers, balancing three types of practices: 1) anchoring CSR within organizational routines and culture, 2) disrupting existing managerial practices by promoting new vision, collaboration tools and innovation, 3) engaging internal and external stakeholders.

L’organisation hybride dans l’économie financiarisée : le cas du secteur de l’assurance en France

Malgré une reconnaissance croissante par la littérature académique ces dernières années, le concept d’organisation hybride reste à explorer plus largement sur le plan empirique. Cet article tente d’examiner ces organisations à la fois sous l’angle de la forme qu’elles adoptent, de l’identité dont elles se revendiquent ainsi que des logiques qui les traversent, par distinction avec des organisations qui ne seraient pas « hybrides ». Pour répondre à cet objectif, nous nous intéressons au secteur de l’assurance en France, qui regroupe historiquement un certain nombre d’acteurs que l’on peut qualifier d’hybrides : les mutuelles d’assurance. Pourtant central dans notre économie financiarisée, il reste un secteur encore peu documenté par la littérature, en particulier en ce qui concerne le rôle qu’y jouent aujourd’hui les assureurs mutualistes et la place qu’ils occupent. Il s’agit ainsi, dans cet article, de proposer un état des lieux du secteur de l’assurance en France aujourd’hui et d’explorer la spécificité des assureurs mutualistes, en tant qu’organisations a priori hybrides, par rapport à leurs concurrents non mutualistes. Sur le plan méthodologique, nous adoptons une démarche qui permette à la fois d’envisager le champ considéré dans sa globalité, sans occulter la dimension stratégique qui caractérise les acteurs observés et tout en rendant compte de sa complexité empirique. Dans cet objectif, nous réalisons une analyse comparative des assureurs mutualistes et des assureurs capitalistes pour faire émerger les modèles auxquels ils renvoient, à partir de sources similaires : les sites Internet de ces entreprises. Pour caractériser ces modèles, nous utilisons une grille d’analyse qui interroge à la fois la dimension politique : le modèle de gouvernance ; la dimension symbolique : la mission, les valeurs et la dimension stratégique des acteurs. A l’issue de l’analyse, nous montrons finalement qu’il existe bien deux modèles, mutualiste et capitaliste, de l’assurance. Ils sont portés par des logiques hétérogènes, mais partagent néanmoins des logiques communes, plus ou moins dominantes d’un modèle à l’autre, ce qui rend le passage de l’un à l’autre possible. Les logiques qui caractérisent les assureurs mutualistes les renvoient finalement à un caractère hybride tel que défini par la littérature, pour autant, les assureurs capitalistes n’apparaissent pas tous exempts de tension liées à l’accomplissement de la mission qu’ils se donnent.

Déterminants et situations d’adoption des éco innovations: Etudes de cas au sein des entreprises industrielles du secteur de l’automobile, de la sidérurgie et de l’électronique

L’objectif de cet article est d’analyser les facteurs qui influencent l’adoption d’éco innovations par les entreprises industrielles manufacturières du secteur de l’automobile, de la sidérurgie et de l’électronique et de définir les situations d’adoption qui s’y rapportent. Une étude de dix cas d’éco innovations permet d’illustrer les différents profils identifiés dans la littérature et de confirmer l’existence de combinaisons de facteurs d’influence pour une même éco innovation. Les résultats mettent ainsi en évidence l’influence de l’environnement externe et des caractéristiques intrinsèques de l’entreprise sur son comportement en matière d’adoption d’éco-innovations. Ils montrent que ces facteurs jouent bien de manière différente selon la situation d’adoption de l’éco innovation.

Gouvernance et développement durable : le cas de la responsabilité élargie du producteur dans une filière de gestion des déchets

La gestion des déchets des équipements électriques et électroniques (DEEE) constitue un enjeu important en matière de développement durable et de responsabilité sociétale des producteurs. S’ils ne sont pas traités correctement, les DEEE peuvent être la source d’une pollution très toxique.
Dans ce contexte, la réglementation (directive européenne) met l’accent sur la responsabilité « élargie » des producteurs. Les producteurs sont responsables de la collecte et du traitement de leurs produits en fin de vie. Face à des volumes diffus et mélangés, les producteurs se sont regroupés pour mettre en place des organisations à qui ils ont délégué cette responsabilité : les éco-organismes. Mais ce n’est pas tant la responsabilité de chaque entreprise qui est en jeu que la responsabilité globale de toutes les parties prenantes dans la filière. La gouvernance doit impliquer tous les acteurs susceptibles d’affecter ou d’être affectés par les décisions.
La recherche des mécanismes et des lieux d’exercice de la gouvernance appliqués à cette filière nous a conduit à privilégier deux niveaux d’unité d’analyse : les éco-organismes en tant qu’organisation et sur lesquels repose la responsabilité élargie, et la filière en tant que réseau inter-organisationnel.
Nous montrons que la gouvernance est mixte dans la filière DEEE. En effet, d'une part les éco-organismes peuvent être considérés comme l’outil de gouvernance opérationnelle de la filière alors que d’autre part la gouvernance stratégique reste du ressort de l'ensemble des parties prenantes de la filière, notamment l'Etat, les associations de consommateurs et environnementales et les collectivités locales.
Cette recherche révèle également que le processus d'intégration des parties prenantes dans la gouvernance stratégique a lieu notamment dans des espaces d’échanges informels où s'élabore la rédaction du cahier des charges. Ce dernier étant la base de la réglementation, il doit être mis en œuvre par les éco-organismes. Pourtant, les acteurs de la société civile, parce qu'ils ont peu de moyens, sont en partie exclus de la procédure d'élaboration du cahier des charges, point-clé de la gouvernance stratégique.

L’ambivalence de la résistance managériale au sein des firmes multinationales

Cette étude adopte une vision politique des relations global-local au sein des firmes multinationales afin d’explorer les stratégies adoptées par des managers de filiales pour faire face à la pression dominante du siège. Nous nous intéressons plus particulièrement aux formes de résistances déployées par des managers de filiale en contexte de tension entre des finalités globales-locales potentiellement contradictoires.
Notre analyse s’appuie sur une étude de cas approfondie de la résistance exercée par les managers de l’usine IBM de Montpellier (France) lorsque celle-ci a été confrontée à de sérieuses menaces de fermeture dans le milieu des années 1990.
Nos résultats révèlent l’existence d’une forme de résistance managériale subtile et ambiguë puisqu’elle reflète des attitudes à la fois « boy scout » et «subversives», partagées entre le consentement et la dissidence. Une ambivalence que l’on retrouve non seulement dans l’attitude des managers montpelliérains à l’égard de l’ordre global mais également dans leur attitude à l’égard des forces sociales locales.
Cette recherche contribue ainsi à la littérature sur les micro-politiques et sur la résistance au sein des firmes multinationales en dépassant la dichotomie traditionnellement établie entre conformité et résistance et en soulignant l'ambivalence des stratégies de résistance des managers de filiale puisque celles-ci combinent des comportements à priori contraires d’opposition et de consentement. Une ambivalence qui semble refléter les contradictions et le paradoxe inhérents au fait d’être un « manager résistant » au sein d’une multinationale et qui semble caractériser et différencier la résistance managériale d’autres formes de résistances collectives.

Le rôle des managers intermédiaires dans la mise en oeuvre d'un programme de RSE: l'importance du sense making et du sense giving

Cet article vise à présenter un cadre d'analyse afin d'appréhender le rôle des managers intermédiaires dans la mise en œuvre des programmes de RSE dans leur organisation, vus comme sources de changements organisationnels.
S'inscrivant dans la perspective du modèle interprétatif du changement, ce cadre d'analyse met l'accent sur leur rôle de production (sensemaking) et de diffusion (sensegiving) de sens. Cette approche conduit à s'interroger sur les spécificités des changements induits par la mise en œuvre des programmes RSE et sur leurs conséquences possibles sur le rôle d'interprètes des managers intermédiaires. Deux dimensions sont soulignées: - la prise en compte des attentes d'une variété de parties prenantes internes et externes et l'apprentissage du dialogue avec ces parties prenantes – les changements culturels induits par les valeurs liées à la RSE, leur interprétation, leur traduction et leur diffusion tant au sein de l'entreprise que vis-à-vis des parties prenantes externes.
Le cadre d'analyse proposé invite aussi à considérer les conditions spécifiques de la production et de la diffusion de sens par les managers intermédiaires dans la mise en œuvre de ces programmes RSE et sur la façon d'appréhender ces processus. Ceci recouvre deux aspects: l'identification des phases qui sous-tendent les processus de sensemaking et de sensegiving par les managers intermédiaires ainsi que leurs caractéristiques et la prise en compte des contextes particuliers dans lesquels ils exercent leurs activités.

Sustainable Development between Ideology and Materiality: Issues framing in the Global Value chain for African Mineral Resources

The paper draws on recent advances in critical management studies conceptualizing Sustainable Development as a ‘contested field’ made of tensions and power relations between actors holding a variety of roles in Global Value Chains. On the basis of exploratory fieldwork involving the analysis of 15 discourses produced by representatives of mining corporations, civil society movements, and governments, we explore the ways in which SD is being defined and mobilized in the GVC for mineral resources in Africa. Beyond differences between the SD goals and positions adopted by these various actors, we observe a divide between the ‘global discourse’ adopted in all three categories of actors to convey a disembodied, broad and long term vision of SD issues, and a ‘local’ discourse giving concrete, specific substance to SD issues by accounting for the particular types of social, environmental or economic problems encountered at the mining sites. We build on Spicer’s notion of ‘spatial scale’ to highlight the theoretical implications of such results in terms of understanding the dynamics of social and political forces at play in the SD arena of global value chains.

L’appropriation par les producteurs du Sud des pratiques organisationnelles responsables exigées dans le commerce équitable : l’influence des contextes social, relationnel et organisationnel

Les études les plus récentes qui s’intéressent au commerce équitable montrent que ce système commercial connaît un processus de standardisation, dans lequel les producteurs du Sud sont de plus en plus contraints à respecter les exigences en termes de gouvernance et de responsabilité sociale et environnementale définies par les organisations de commerce équitable au Nord. Dans ce contexte, l’enjeu pour les producteurs du Sud est de mettre en place de façon durable les pratiques organisationnelles qui découlent de ces exigences, et donc de se les approprier. L’objectif de notre travail est d’observer, dans le cadre de la théorie néo institutionnaliste, l’influence de trois niveaux de contexte sur ce processus d’appropriation : le contexte social, dans lequel évoluent les producteurs, le contexte relationnel, qui lie producteurs et acheteurs, et le contexte organisationnel, qui relève du fonctionnement interne de l’organisation de producteurs. Nos résultats sont issus de deux observations empiriques. La première a eu lieu au Nord du Pérou, où nos observations ont porté sur des ateliers d’artisans joaillers et un groupement de producteurs de bananes insérés dans le système du commerce équitable. La seconde s’est déroulée au sein de deux coopératives de femmes productrices d’huile d’argan au Maroc, aussi engagées dans le commerce équitable, et a été complétée par des entretiens semi-directifs menés auprès de ses membres. Nos résultats montrent en premier lieu une forte influence du contexte social sur l’appropriation des pratiques : elle peut être positive, lorsque les valeurs sous-jacentes à la pratique entrent en cohérence avec le contexte social, ou négative, si ces valeurs s’y heurtent. Aussi, l’appropriation des pratiques par les producteurs est conditionnée par le contexte relationnel : si celui-ci laisse suffisamment d’autonomie aux producteurs dans la mise en place des pratiques, alors le processus d’appropriation sera favorisé ; à l’inverse, une relation de dépendance des producteurs vis-à-vis des acheteurs, ou l’existence d’un régime de représentations dans cette relation, entrave fortement cette appropriation. Enfin, l’appropriation sera positivement influencée par un degré élevé d’ouverture à l’apprentissage, au changement et à l’innovation du groupement de producteurs. L’existence d’une coalition interne à ce groupement, en charge de la mise en place de ces pratiques et de la transmission des connaissances à l’ensemble des membres aura aussi tendance à favoriser l’appropriation des pratiques.

Le rôle du directeur de filiale dans les stratégies de localisation des firmes multinationales : une étude exploratoire sur les implantations en Bretagne

L’objet de l’article est l’analyse des stratégies de localisation des firmes multinationales et de leurs rapports au territoire local étranger. Les différents « temps » de la localisation de l’investissement étranger sont pris en compte, de la création de la filiale à son développement. Nous considérons que le choix de localisation résulte moins d’un processus d’optimisation rationnelle par la firme multinationale de différents espaces géographique, simple support de facteurs de production, que d’un choix au sein desquels des acteurs jouent un rôle clé pour appréhender le contexte territorial de l’investissement. Le directeur de la filiale peut à cet égard jouer ce rôle du fait de la dualité institutionnelle qui le caractérise, gérant les pressions en local et celles émanant du siège. Ce rôle est d’autant plus important que l’investissement ne vise pas l’exploitation d’un avantage spécifique détenu ex ante par la firme multinationale que la construction d’un avantage concurrentiel par l’activation des ressources spécifiques en local. Du côté de la firme multinationale et du territoire d’implantation, la question de l’attractivité se combine à celle de l’ancrage.
Nous nous reposons sur l’étude de l’implantation des firmes multinationales étrangères en Bretagne. Appréhender la question de la localisation de l’investissement étranger à une échelle régionale nous permet de mieux appréhender le contexte territorial et le rôle des directeurs de filiale. La méthodologie de la recherche repose sur deux étapes. Nous mobilisons tout d’abord une enquête auprès de 58 directeurs de filiale puis réalisons 20 entretiens semi-directifs. Les résultats de la recherche témoignent de la diversité des logiques de localisation et des configurations organisationnelles. Le directeur de filiale peut apparaître comme un simple exécutant d’un choix de localisation qui « ignore » le territoire. Il peut à l’inverse jouer le rôle de leader stratégique par sa capacité à activer des ressources spécifiques en local. A contrario du modèle supposé d’une décision de localisation qui émanerait du siège, il peut être à l’origine de la localisation de l’investissement étranger et jouer un rôle essentiel dans le développement de la filiale, selon la figure de l’entrepreneur attaché au local et soucieux de s’ouvrir à l’international.

La fabrique d’une chaîne de valeur mondiale Une analyse des discours politiques sur la gouvernance de l’industrie française des semi-conducteurs (1955-2009)

Cette communication s’intéresse aux implications concrètes de l’appropriation du construit des chaînes globales de valeur, faisant d’une pensée académique hétérodoxe une nouvelle doxa en matière de politique économique. Notre analyse propose une théorisation enracinée, au travers l’étude historique des transformations à l’œuvre dans la gouvernance de l’industrie française des semi-conducteurs (1955-2009), des conditions particulières qui ont permis au postulat commun aux travaux sur les chaînes globales de valeur, selon lequel leur gouvernance tend de manière graduelle a être intégrée à l’échelle mondiale, d’accéder au rang de réalité empirique. En d’autres termes, notre objectif consiste à mettre au jour la manière dont l’existence d’une chaîne de valeur mondiale est devenue légitime pour les parties prenantes de l’industrie française des semi-conducteurs et quel type de transformations, consécutives à des processus de domination et de résistance, d’hégémonie et de contre-hégémonie, elle a produit sur la gouvernance de cette industrie, en particulier en termes d’identité politique, de hiérarchie sociale et d’organisation du travail. La généalogie de la gouvernance de l’industrie française des semi-conducteurs ici proposée nous semble contribuer, à titre exploratoire, (a) à la réflexion sur la place des acteurs locaux et nationaux dans la fabrique du phénomène de globalisation ; (b) à l’intérêt d’une lecture par la théorie des discours politiques de la gouvernance des chaînes de valeur mondialisée.

La réimportation des pratiques de RSE par les firmes des pays émergents vers les pays développés : la prépondérance de la dimension sociale dans les discours

Dans un contexte d’importance et d’influence grandissantes des entreprises des pays émergents dans l’économie mondiale d’une part, dues notamment à leurs investissements directs et acquisitions/fusions d’entreprises aussi bien dans les pays en développement que dans les pays développés, et de celui de l’affaiblissement des dispositifs sociaux législatifs en Europe occidentale d’autre part, nous voulons participer et élargir le débat sur les nouveaux enjeux de la RSE et notamment ceux liés à la réimportation des pratiques RSE du Sud vers le Nord et ceux relatifs à leur convergence/ajustement. Selon une vision utilitariste, la RSE constitue une arme stratégique brandie par les entreprises pour accroître leurs avantages concurrentiels et gérer leur risque de réputation. Si l’on envisage les choses dans leur dynamique, les pratiques de RSE s’intègrent dans un processus de régulation, normatif voire coercitif, de la mondialisation. Au travers du croisement de la théorie des parties prenantes avec la perspective institutionnaliste et à l’aide de l’analyse de contenu des rapports de développement durable ou RSE de huit groupes chinois implantés en Europe, cette communication montre que les pratiques et actions RSE menées par les entreprises des pays émergents qui s’implantent dans le Nord visent explicitement les salariés en premier lieu. On peut constater qu’en se concentrant sur la dimension sociale de la RSE, ces entreprises se situent clairement dans une mise à niveau sous contraintes législatives des pays d’accueil certes mais avec une volonté affichée de légitimation conduisant, au-delà d’un alignement, à une course vers le haut. L’engagement dans la RSE Sud-Nord pourrait dès lors apparaître comme un moyen de lever les barrières à l’entrée sur les marchés occidentaux et comme un support de la bifurcation stratégique des entreprises des pays émergents vers une compétitivité par l’innovation, une stratégie qui ne se limite pas uniquement à une celle d’image mais qui est dictée par une vision de leadership mondial dans beaucoup de secteurs. Se pose alors la question du possible rôle des entreprises du Sud dans la régulation de l’économie mondiale.