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Lobre Katia
Fonction "contrôle de gestion" et notion de partage: quels enseignements?

Auteur

Katia LOBRE


Résumé

La remise en cause du contrôle de gestion est un thème de réflexion récurrent depuis plusieurs années.

Une majorité des recherches qui s’y sont attachées s’intéressaient plus particulièrement à la remise en cause des méthodes et outils du contrôle de gestion, généralement issus des principes tayloriens du début du siècle [LORINO 91]. S’il est indéniable que la recherche et la conception de nouvelles méthodes et de nouveaux outils de contrôle adaptés au contexte actuel des organisations sont nécessaires, ceux-ci débouchent également sur des problèmes « identitaires » du contrôle de gestion. Ils se traduisent notamment par des difficultés au niveau de l’organisation du contrôle.

De façon plus précise, s’intéresser aux problèmes « d’identité » du contrôle de gestion conduit à s’interroger sur son rôle, sa position dans les structures organisationnelles, ses acteurs, son existence en tant qu’entité identifiée au sein de l’organisation...

Les problèmes identitaires du contrôle émergent de la conjonction de différents facteurs. En effet, les définitions du contrôle de gestion évoluent, et amènent aujourd’hui à le considérer comme un processus transversal. Il répond en cela, d’une part à un besoin de décloisonnement global dans l’entreprise et d’autre part à la nécessité d’un retour de la pertinence dans les indicateurs et les modèles de gestion. Pourtant, l’identité du contrôle semble rester très attachée à son existence fonctionnelle dans la structure. Toutefois, et dans le même temps, celle-ci paraît remise en cause par la multiplication des modes d’organisation des activités du contrôle de gestion.

Dans ce contexte, la nécessité d’une gestion transversale (au niveau global de l’entreprise) apparaît centrale dans l’émergence des problèmes identitaires du contrôle de gestion. Elle pourrait avoir pour conséquence un déplacement de l’objet du contrôle, qui le conduirait à évoluer lui-même vers plus de tranversalité, et donc vers le partage.