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Verstraete Thierry
Les dimensions cognitive, praxéologique et structurale de l'organisation entrepreneuriale

Auteur

Thierry VERSTRAETE

Résumé

Verstraete Thierry
Essai de conceptualisation de la notion de facteur clé de succès et de facteur stratégique de risque ou faut-il toujours appeler les facteurs clés de succès: "facteurs clés de succès"?

Auteur

Thierry VERSTRAETE

Résumé

Deux points circonscrivent la portée du concept ici proposé. Tout d’abord il concerne les entités téléologiques (le système qu’est la firme est supposé être une telle entité), c’est-à-dire guidés par un but ou tout au moins par une vision. Les exemples s’appuient sur l’image de l’entrepreneur, vu comme un organisateur, porteur du but de l’entité qu’il pilote à travers la vision qu’il a du futur de la firme, ou encore, comme le propose Bréchet (1994), comme porteur du projet d’entreprise. Le deuxième point est donc que l’entité est pilotée et dirigée par un leader qui inculque sa culture et sa vision au groupe (Schein, 1989). S’il y a dans l’entreprise multiplicité des schèmes d’interprétation, il reste que certains acteurs comme l’entrepreneur, par leurs décisions et actions, engagent davantage la firme dans une certaine trajectoire (surtout dans les PME et les jeunes firmes). Il est possible de passer de l’entrepreneur à la coalition dominante en utilisant ce que Martinet (1984) appelle le noyau stratégique : « nous appellerons noyau stratégique le groupe (composé de 1 à n individus) qui a, de par la propriété et/ou le mandat, le pouvoir d’émettre des stratégies favorables aux buts de l’institution et créatrices de l’entreprise. Il peut s’enrichir en s’agrégeant des individus puisés dans l’organisation (cadres...) ou à l’extérieur (experts, conseils, "alliés") » (p.40). Ici, l’entrepreneur constitue le noyau stratégique. Les précisions nécessaires à l’acceptation des propositions de notre étude dans un contexte plus large (notamment relativement à l’unité de but, ou du passage de la vision du niveau idiosyncrasique au niveau collectif) obligent des développements qui ne peuvent prendre place dans le cadre restreint de cette communication (concernant le passage de l’entrepreneur à la coalition dominante voir Koenig, 1996, p.61).

En préalable, il nous reste à faire une précision d’ordre épistémologique. Bien que le concept s’attache principalement aux perceptions des acteurs (notamment à la vision de l’entrepreneur), il ne postule la réalité exclusivement comme construire ou comme objective, donnée. Considérer la réalité comme construite (ou subjective), c’est admettre qu’une partie de cette construction peut être ordonnée; si on la considère comme ordonnée (ou objective), on n’oubliera pas que l’ordre d’un système social est relatif à l’observateur, à son interprétation. Parmi les éléments qu’un individu perçoit comme importants pour la réussite du projet qu’il mène, certains sont plus objectifs que d’autres, selon qu’ils soient matériels, biologiques, mentaux ou artificiels (artefacts) et selon qu’ils soient « objectivés » par le social (cf. le processus d’objectivation décrit par les psychologues sociaux).