Faut-il brûler les tests de signification statistique ?

Vol. 13, 2010, n°2, p 99-127

Ababacar Mbengue

La démarche d’inférence occupe une place centrale dans la recherche en management. Très souvent, le chercheur est amené à tirer des conclusions ou à procéder à des généralisations à partir de ses observations ou de ses résultats. Dans certains cas, la statistique peut lui permettre de le faire de manière rigoureuse à travers la statistique inférentielle qui est la démarche d’inférence par laquelle le statisticien teste la généralisation d’une information collectée sur un échantillon à l’ensemble de la population dont est issu cet échantillon. Les tests statistiques sont ainsi au coeur de la statistique inférentielle et, par suite, de la démarche d’inférence. Pourtant, depuis leur introduction, les tests de signification statistique font l’objet de critiques vives et récurrentes portant aussi bien sur leur nature que sur leur rôle (Nickerson, 2000). La critique des tests de signification statistique est présente depuis longtemps dans pratiquement tous les champs disciplinaires... à l’exception notable du management qui commence tout juste à aborder la question (Mbengue, 2007 ; Schwab et Starbuck, 2009). Dès lors, l’objectif principal de cet article est précisément de mieux informer la communauté des chercheurs en management de l’existence de ces critiques des tests de signification statistique, d’en détailler le contenu et les enjeux et, surtout, de proposer des recommandations permettant d’améliorer le test d’hypothèses et, au-delà, la démarche d’inférence – statistique – dans la recherche en management.

Accepté par : Louis Hébert

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