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L'Université Montpellier I en quelques lignes

Ses composantes

L'Histoire de l'Université Montpellier I

L'Université Montpellier I en quelques lignes

         Riche de son passé, fière de ses traditions et de ses antiques franchises, l'Université Montpellier I est un pôle d'excellence résolument tourné vers l'avenir. Porte traditionnelle de la ville sur l'extérieur, elle sera sans nul doute le berceau et le vecteur d'une nouvelle renaissance aux abords du 3ème millénaire. Elle demeure en tout cas un lieu d'échange et d'innovation, duquel émergent et émergeront assurément les idées, les hommes et les chances pour la ville de demain.

         Composée principalement de 8 unités de formation et de recherche dont un institut, l'Université Montpellier 1 a pour vocation de former des étudiants dans des domaines très variés : Droit, Administration, Gestion, Sciences économiques, Médecine, Pharmacie, Odontologie et Sports.

         L'Université de Montpellier 1 accueille 18.712 étudiants (rentré 1999-2000) répartis sur plusieurs sites, situés en centre ville ou en proche périphérie et dispose également d'une antenne universitaire à Nîmes pour les enseignements de droit et médecine. Elle emploie 879 enseignants et 658 personnels administratifs et techniques.

         C'est avec toutes ses forces (Histoire, recherche, formation, enseignement, pluridisciplinarité , ...), que l'Université Montpellier I s'apprête à aborder le 3ème millénaire avec confiance.

Les composantes de l'Université Montpellier I

 

         L'Université Montpellier I est aussi riche en matière d'Histoire qu'en matière d'enseignement et de recherche.
         Ces richesses sont issues de ses huit composantes.

 



                  UFR de Droit
         Les locaux de cette composante sont situés au coeur de la cité, au coeur des instances judiciaires de la ville.
         En droit, les étudiants peuvent suivre un cursus complet (droit public, droit privé, administration publique, sciences politiques, ... ) et accéder à des formations spécialisées: droit privé européen et international, carrières judiciaires, sciences criminelles, droit notarial, droit de l'entreprise, droit administratif.
         Les formations à la recherche concernent essentiellement le droit privé fondamental, histoire du droit, droit pénal et sciences criminelles, droit des contrats d'affaires, droit des créations immatérielles, concurrence et consommation, informatique et droit, droit public général, droit international, droit communautaire, science politique. Par ailleurs, des formations complémentaires orientées vers la vie professionnelle (droit des assurances, droit des banques, etc) sont également proposées.


                  UFR des Sciences Économiques

         Cet UFR, depuis peu délocalisée au Sud de la ville (avec l'ISEM et l'UFR d'AES) sur les bord du Lez, propose aux étudiants, dès le 2ème cycle, une spécialisation en économie rurale et agroalimentaire, en économétrie, en économie et gestion d'entreprise, en économie monétaire et financière, ou en ingénierie économique et financière.

         L'UFR de sciences économiques se consacre également à des activités de recherche théorique et appliquée dans les domaines de l'économie des ressources naturelles et de l'environnement, de l'économie rurale et agroalimentaire, de l'économie de la décision publique, de l'analyse des politiques, de l'économie des transports, de la microéconomie appliquée aux activités des différents secteurs.
         Sur le plan des relations extérieures, il existe des échanges d'étudiants, d'enseignants et de chercheurs avec plusieurs universités étrangères ainsi que des partenariats avec une cinquantaine d'entreprises régionales qui accueillent les étudiants en stage et les préparent à la recherche d'emploi au cours de journées dédiées à ce thème


                  UFR d'AES
         L'UFR d'Administration Économique et Sociale (AES), comme la précédente est aussi situé au Sud de la ville, propose une formation pluridisciplinaire reposant sur cinq pôle principaux de connaissances (droit, économie, mathématiques, gestion, sciences humaines et sociales) et pouvant déboucher sur des emplois des secteurs privé et public. C'est ainsi que plusieurs filières de spécialisation sont proposées : administrations territoriales, administrations rurales et environnement, développement social, administration et gestion d'entreprise. La professionnalisation de ces filières est une tendance forte, elle est, entre autre, passée par des échanges de coopération avec l'École Supérieure de Commerce de Montpellier.
         Des conventions avec plusieurs universités étrangères permettent de développer les échanges entre étudiants, enseignants et chercheurs de divers pays (Chine , Espagne, Mexique, Pologne, Russie, ...).


                  Institut Supérieur de l'Entreprise de Montpellier
         L'Institut Supérieur de l'Entreprise de Montpellier (ISEM) est le seul institut de l'Université Montpellier I. Il est situé sur le site de Richter, sur les bords du Lez, voisin des UFR de Sciences Économiques et d'AES.

         Cet institut regroupe plus de 1000 étudiants, il propose des formations à vocation professionnelle dans des domaines de compétences pluridisciplinaires (finance, comptabilité, marketing, gestion des ressources humaines, droit, fiscalité). De nombreux intervenants sont issus du monde des entreprises. Trois pôles de formation peuvent être distingués : commerce et vente, sciences de gestion, carrières comptables.

 

         C'est ainsi que sont proposés de nombreuses formations dont une licence commerce et vente (avec entre autre une spécialisation "Commerce électronique"), une Maîtrise de Sciences de Gestion (avec entre autre en spécialisation "entrepreneuriat"), des préparations du Diplôme d'Études Comptables et Financières (DECF) et du Diplôme d'Études Supérieures Comptables et Financières (DESCF).
         C'est dans les locaux de l'ISEM (sur le site Richter) qu'est implantée l'ERFI (Équipe de Recherche sur la Firme et l'Industrie) qui a été chargée du secrétariat de la 9ème Conférence Internationale de Management Stratégique.


                  UFR Odontologie
         L'UFR d'Odontologie délivre le diplôme de Docteur en Chirurgie Dentaire après six ans d'études et trois à quatre années supplémentaires pour les formations de recherche, de perfectionnement de spécialisation et d'internat.

         Des enseignements plus spécialisés sont aussi proposés : Certificats d'Études Cliniques Spéciales, mention Orthodontie (CESMO), et plusieurs Diplômes d'Universités dans diverses spécialités.


                  UFR STAPS

         L'UFR STAPS ( Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) propose un large éventails d'enseignements à la fois scientifiques, méthodologiques et pratiques, ainsi que des enseignements orientés vers la recherche et la vie professionnelle.
         Aux côtés des formations plus traditionnelles, ont été crées des formations plus inédites et innovantes ("métiers du sport, management et gestion des entreprises", "animation et commercialisation des services sportifs"). Ces créations démontrent la volonté d'innovation et de pluridisciplinarité de cette UFR qui connaît un engouement croissant, notamment en raison des débouchés possibles dans des domaines variés tels que : l'enseignement, l'animation, et la gestion.


                  UFR Médecine
         A l'instar de l'UFR de Droit, cet UFR a été l'une des premières composantes historique de l'Université à Montpellier.

         L'UFR Médecine délivre le diplôme de Docteur en médecine généraliste après huit ans d'études minimum et 10 à 12 ans pour une spécialisation. Mais, sont aussi présents de nombreux DEA DESS. Tout le cursus des études médicales peut se dérouler soit à Montpellier, soit à Nîmes.

         C'est de cet UFR qu'est issu l'actuel Président de l'Université Montpellier I, Monsieur le Professeur Alain Uziel.


                  UFR Sciences pharmaceutiques et biologiques

         L'UFR de sciences pharmaceutiques et biologiques délivre le Diplôme d'État de Docteur en Pharmacie après 6 années de formation.

         Ces études se décomposent en trois cycles comportant des enseignements théoriques et pratiques, des stages professionnels, une formation hospitalière et la soutenance d'une thèse. A partir du 3ème cycle, les étudiants peuvent également s'orienter vers des filières spécialisées à dominante professionnelle ou de recherche.

         Cette composante est elle aussi vers le milieu professionnel puisqu'il propose aux étudiants de nombreuses formations pratiques et théoriques dispensées par des intervenants issus du monde du travail et débouchant sur des fonctions d'encadrement et de recherche dans le secteur industriel.

L'Histoire de l'Université Montpellier I

         Contrairement à tant d’autres villes du midi de la France dont l’origine remonte à l’Antiquité grecque ou romaine, Montpellier semble n’avoir vu le jour qu’au Moyen Age, au milieu du Xème siècle.

         La ville est sortie du berceau dans les bras des Guilhem qui, Seigneurs de Montpellier veillèrent sur elle depuis ses origines jusqu’en 1204. Son passage sous l’autorité des rois d’Aragon puis de Majorque se doubla de l’octroi d’une charte, permettant aux bourgeois d’administrer leur commune . Le mariage de Marie de Montpellier avec Pierre II, roi d’Aragon, mit le destin de la ville en de nouvelles mains.

         Le maître du moment, dont les finances appelaient toujours quelques compléments, souffrait d’un constant besoin d’argent. Les bourgeois de la ville virent dans ce mal l’occasion d’acheter leur franchise, et le versement d’importantes sommes fut la contrepartie naturelle à l’octroi d’une charte, destinée à assurer une forme d’autonomie à la cité.

         Si le roi d’Aragon conservait sa suprême autorité dans le domaine judiciaire notamment, il laissait échapper de ses mains l’administration de la ville. La cession de Montpellier à la France en 1383 - bien qu’émaillée de troubles qui écarteront provisoirement nombre de ses privilèges - laissa intacte ses antiques concessions. Montpellier demeura une commune libre.

         Les Consuls, élus des différentes corporations et représentants réels des intérêts profonds de la cité, comprirent rapidement que l’avenir de la ville se trouvait à l’extérieur de ses murs, dans une ouverture sur le monde. Proche de la mer, séparée seulement par une paire de kilomètres de l’avant-port de Lattes, Montpellier se dota rapidement d’une flotte appropriée, qui bientôt sillonnera toute la Méditerranée.

         La sagesse de ses Consuls la poussa à conclure des traités de paix et d’alliances réciproques avec les grandes villes portuaires d’Italie, telles Gênes ou Pise. En outre, au delà de cette stratégie ambitieuse, la cité disposait d’excellentes relations avec le Saint-Siège, dont les souverains s’étaient déjà, au cours des siècles, parfois rendus, voire même réfugiés à Montpellier. L’accession au Pontificat d’un de ses anciens étudiants, Urbain V, fit de la ville une des rares citées disposant du privilège de commercer avec les infidèles pour la quasi-totalité des produits dont l’Occident se trouvait de plus en plus friand. La diplomatie montpelliéraine fit de la cité une ville au commerce florissant, bientôt moteur de son épanouissement.

         L’entrée de Marseille dans la couronne de France en 1481 était cependant de nature à mettre un brutal coup d’arrêt à la prospérité de Montpellier. Elle ne pouvait raisonnablement prétendre à rivaliser avec la cité phocéenne, car ni Lattes désormais ensablée, ni le port d’Aigues-Mortes, ne lui offraient l’ouverture nécessaire à la poursuite de son activité...

         La ville, bien loin de sortir broyée de cette situation de concurrence, sut grandir davantage. Elle avait au cours des âges établi de manière indiscutable sa position de capitale, tant au point de vue administratif, religieux que judiciaire et encore plus sur le plan Universitaire. Forte de ses atouts majeurs, Montpellier saura les conserver et les faire prospérer de manière presque ininterrompue jusqu'à l’Epoque moderne .

         Ville dont l’essor et le rayonnement international se firent avec et par son Université, elle constitue un vivier dont la jeunesse et la vitalité sont intrinsèquement liées à ses pôles de science. Une et en réalité - il s’agit là d’un fait rarissime - deux universités dans cette ville, en font l’héritière d’une grande tradition dans la transmission du savoir.

Pour continuer l'Historique de l'Université Montpellier I, cliquer sur la flèche.       

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