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Appel à contributions :

Les groupes d’intérêt au XXIe siècle
Renouveau, croissance et démocratie

Une conférence internationale et interdisciplinaire
Salle Goguel, IEP de Paris, 24 & 25 septembre 2004

Date limite d’envoi des propositions (300 mots max.) : 10 mai 2004

 
Ce colloque se propose de passer en revue les principaux débats relatifs aux groupes d’intérêt comme acteurs politiques à l’ère de la mondialisation et de l’intégration européenne. Longtemps soupçonnés de collusion et pratiques à la limite de la légitimité, l’explosion des groupes d’intérêt à Bruxelles, mais aussi à Paris incite aujourd’hui à une réflexion d’ensemble qui permette de mieux appréhender les groupes d’intérêt comme objet – leur évolution, leurs ressources, leurs capacité, le rôle des groupes d’intérêt dans un système politique, le rôle de la mondialisation et de l’intégration européenne pour les groupes d’intérêt et pour leur rôle dans la cité.
Dans cette perspective, le présent colloque privilégiera des travaux empiriques issus de disciplines diverses comme les sciences de gestion, la science politique, la science économique, la sociologie, le droit ou autres.

Nous proposons trois axes de réflexion principaux :

* La France : vers une « normalisation » des groupes d’intérêt ?
Alors que les travaux de recherche sur les groupes d’intérêt restent peu nombreux, la croissance du nombre de groupes d’intérêt en France et la transformation des relations entre pouvoirs publics, d’une part, et la société civile et le monde économique, d’autre part, ont forcé les chercheurs à redécouvrir les groupes d’intérêt comme objet d’étude. Ce colloque se propose d’approfondir les travaux en cours et de les confronter. Pour ce faire, nous encourageons des propositions tendant à adopter une perspective comparative par rapport à d’autres Etats membres de l’Union européen ou les Etats-Unis.
Nous adoptons une définition des groupes d’intérêt délibérément large, mettant l’accent davantage sur la démarche – influencer les décisions politiques sur un sujet donné, plutôt que sur des caractéristiques organisationnelles ou autres. De ce point de vue, les acteurs les plus divers peuvent à un moment donné ou de manière permanente recourir à des techniques de lobbying : des entreprises, des organisations professionnelles, des associations politiques, humanitaires et autres, voire des administrations.

* Les groupes d’intérêt dans l’Union européenne
Cet axe se propose d’explorer des recherches suivant essentiellement deux directions de recherche. D’une part, il s’agit d’explorer la contribution des groupes d’intérêt à la gouvernance européenne. Il serait notamment intéressant d’étudier la contribution possible des groupes d’intérêt à la démocratisation des politiques communautaires à travers des processus de consultation et de concertation, permettant de faire appel à la fois à l’expertise des acteurs sociaux et à la légitimité du secteur associatif. Il s’agit ainsi de poser la question du potentiel de développement de ce type de représentation et de sa capacité à résorber ou, tout au moins, à diminuer le déficit démocratique. D’autre part, il serait intéressant d’étudier l’effet de l’intégration européenne sur le rôle des groupes d’intérêt dans les Etats membres. Confrontés à l’intégration européenne, ceux-ci doivent s’adapter aux nouveaux défis posés, mais, parallèlement, rencontrent des conditions de mobilisation changeantes également au niveau national.

* Les groupes d’intérêt à l’ère de la mondialisation
Ce dernier axe doit étudier les effets conjoints et les logiques de deux évolutions antagonistes. Premièrement, les groupes d’intérêt économiques, de plus en plus directement touchés par des évolutions dans des arènes transnationales, n’hésitent plus à se mobiliser, voire à s’organiser au niveau mondial. Il faut étudier les conditions de faisabilité de l’action collective globale, identifier les incitations, les obstacles et construire des modèles explicatifs. Deuxièmement, les mobilisations des mouvements anti- ou alter-mondialistes appellent un travail similaire d’explication et d’identification. Nous encourageons des propositions qui mettent en perspective les deux mouvements en montrant les parallèles et les divergences de deux évolutions.

Comité scientifique : Nicolas Dahan (Université Marne-La-Vallée), Emiliano Grossman (CEVIPOF, Paris), Christian Lequesne (CEFRES, Prague), Sabine Saurugger (IEP de Grenoble), Vivien Schmidt (Boston University), Ezra Suleiman (Princeton University)

Date limite d’envoi des propositions (300 mots max.) : 10 mai 2004
Réponses : Semaine du 17 mai 2004

Merci d’envoyer les propositions par courrier électronique à un des trois responsables du colloque :

Nicolas Dahan : nicolas.dahan@noos.fr
Emiliano Grossman : emiliano.grossman@sciences-po.fr
Sabine Saurugger : amadisdudu@infonie.fr

Les participants prennent en charge leurs dépenses. En soumettant une proposition de contribution, les participants s’engagent à soumettre leurs contributions écrites au plus tard le 1er septembre 2004 aux responsables du colloque par voie électronique, pour qu’elles puissent être envoyées aux discutants et aux autres participants avant le colloque. Les présentations seront relativement courtes, priorité sera donnée à la discussion dans les séances.

Pour tout autre renseignement, merci de contacter l’un des responsables ou s’adresser à

Marcelle Bourbier, marcelle.bourbier@sciences-po.fr     
CEVIPOF
10, rue de la Chaise
75007 Paris
France

Tél. : (+33) 01.45.49.55.75.
Fax : (+33) 01.42.22.07.64.